Bienvenue dans le monde du e-commerce

Date de publication : 29 mai 2026 - Temps de lecture 6 min



Avec les envois de La Dernière Expédition commandés via sa campagne Ulule, je me suis rendu compte que j’avais fait un pas dans le monde du commerce électronique. Avec ses joies et ses inconvénients !

Un carton de livraison

Space Wood Deliver, ha11ok, Pixabay Content License.

Fait amusant, mais le domaine du commerce est aussi celui pour lequel je preste dans mon activité principale. Ainsi, parler de référencement d’articles, de fournisseurs, de filières d’approvisionnement, de méthodes de livraison, ou encore de comptabilité me sont habituels, même si cantonnés au domaine de l’IT.

Si mon activité professionnelle a des points communs avec celle de mes clients, comme la gestion de mon entreprise, d’autres éléments m’ont permis de faire un « vis ma vie » de e-commerçant.

Petit retour d’expérience sur les coulisses de mes premières ventes en ligne.

Le choix d’une boutique en ligne

J’ai été confronté à plusieurs choix pour ouvrir ma boutique en ligne. Historiquement, je passais par Ko-Fi pour proposer mes ouvrages. La raison est simple : c’est une plateforme qui est gratuite et se contente de prendre une commission sur les ventes et abonnements. Hélas, elle n’était disponible qu’en anglais et ses options étaient très limitées, ce qui me laissait croire qu’elle découragerait d’éventuels lecteurs-acheteurs.

Je m’étais donc mis en quête d’une offre de solution e-commerce, de préférence gratuite, car je n’ai pas envie de claquer pour le plaisir, et surtout, avec le niveau de sécurité adéquat. Avec les vols de données un peu partout, et le fait que je suis très sensible sur ce domaine, il vaut mieux ne pas improviser.

Habitude héritée de ma profession, j’ai donc testé plusieurs solutions du marché :

  • Sumup, utilisé par à peu près tout le monde dans l’autoédition au vu d’un petit panorama. Gratuit, facile à utiliser, très bien. Mais, je n’ai pas trouvé comment faire de produits numériques pour les ebooks.
  • Prestashop : logiciel open source connu, et proposé par mon hébergeur en version managée. C’est une usine à faire des usines à gaz, et après un mois à me battre avec, j’ai abandonné : impossible de faire marcher le module de paiement. Un comble !
  • Mon hébergeur Infomaniak : celui-ci propose avec son offre Site Creator un module boutique en ligne. Je l’avais trouvé limité au début, mais, au final, il a marché du premier coup et rend le service tout en minimisant les données collectées pour la vente au strict essentiel.

Cartons d’emballage

Pour évaluer les coûts de la campagne de financement, j’ai dû répartir combien me coûte à produire un livre, plus le service associé de la livraison avec le conditionnement, versus le prix de vente. Les cartons d’emballage ne coûtent pas très cher, c’est un bon point.

Dans la mesure où je n’aime pas Amazon et cherche à les éviter autant que possible, je les ai commandés auprès d’une boîte française plutôt connue dans le domaine des fournitures de bureau pour entreprise (aussi ouverte aux particuliers avec des magasins).

J’avais profité de cette commande pour me reprendre chez eux un tableau blanc, et c’est là que j’ai observé combien leur offre de e-commerce était à la ramasse. Plutôt succincte et peu d’infos relatives aux transporteurs. Au final, je n’avais aucune idée de quand tout allait être livré et j’ai raté le passage sans le savoir. Une prise de rendez-vous avec le transporteur aura été nécessaire. Le service client s’est montré efficace, cela dit.

Bon, ce cas était exceptionnel à cause du tableau. Je sais que demain, je pourrai les faire livrer en magasin et ça sera plus simple.

Le premier stock de livres

Sur ce point, pas de surprise. TheBookEdition n’est pas très loin de chez moi, et j’ai confirmé pouvoir transporter 30 exemplaires en moto. 😁

La qualité du lot était au rendez-vous, les livres emballés par lots de 2 ou 3 pour les protéger. Et l’accueil est toujours sympathique.

Les transporteurs

Voici le moment d’envoyer mes livres à leurs heureux acheteurs ! Les deux moyens ont été choisis (plus une livraison en main propre), j’ai donc pu expérimenter l’envoi depuis Mondial Relay et La Poste.

Mondial Relay

J’ai récupéré le stock de livres le 30 avril dernier. Là, je m’étais dit « t'as tout le temps de faire ça le 1er mai ». Sauf que, visiblement, Mondial Relay prend très à cœur ce jour férié si bien que la page pour payer était indisponible avec une erreur technique !

Résultat, j’ai pu préparer mes envois le lendemain.

Le côté pratique de Mondial Relay est que j’ai un casier pas loin. J’avais naïvement imaginé qu’ils proposeraient un dépôt de multiples colis par simplicité, mais non, il faut les faire un par un et les mettre dans un emplacement différent à chaque fois. Je suppose qu’ils ont pensé le geste pour les particuliers avant tout, le cas d’une personne qui dépose plusieurs paquets est plus rare. La procédure reste très rapide où il suffit de scanner le code-barre et choisir un emplacement en fonction de la taille voulue. L’écran affiche même un compteur avec le temps passé. Au quatrième colis, j’étais à dix secondes.

La Poste

Contrairement à Mondial Relay, La Poste m’a permis de préparer mes envois le 1er mai. J’ai opté pour la récupération dans ma boîte aux lettres pour éviter d’avoir à aller dans leurs bureaux aux horaires… inadéquats avec une activité professionnelle, dira-t-on pour rester poli.

Le site m’informe que le facteur devait les récupérer le lendemain (samedi). Je n’y croyais pas trop, et j’ai bien fait : les colis étaient toujours dans ma boîte dimanche. Cela ne m’a pas spécialement surpris avec le jour férié, c’est toujours un coup à foutre la grouille dans les processus d’entreprise.

Je regarde lundi le suivi et je constate un incident : le facteur n’a pas trouvé la boîte, j’avais oublié de mentionner mon complément d’adresse. Pas de bol. Un petit appel au service client pour relancer, j’ai eu confirmation de prise en compte.

Sauf que… le soir, en rentrant, j’ouvre ma boîte par curiosité et découvre qu’un des deux colis est manquant !

Là, je me dis qu’il y a deux options :

  • Je suis tombé sur un livreur peu scrupuleux qui s’est servi. Mais, dans ce cas, pourquoi prendre un colis sur les deux ? (question rhétorique, j’avoue)
  • Le facteur du jour en a pris un, mais pas l’autre.

J’ai tenté la carte de l’optimisme en choisissant le second cas.

Le lendemain, au retour, j’ai eu deux papiers disant que le facteur a récupéré un colis, mais n’a pas trouvé l’autre.

Voilà qui m’inquiète à nouveau.

Toutefois, le suivi indique que le colis est en cours de traitement, tout en étant en incident de récupération.

Le premier est bien parti, le second est en mode Schrödinger.

Après une plainte à la Poste, j’ai eu la confirmation qu’ils ne l’ont jamais eu et donc que le colis a été volé dans ma boîte avant que le facteur ne puisse le prendre. Autant dire que je n’utiliserai plus jamais ce service. Dommage, car ça allonge les temps d’envois sur ma boutique, vu que je devrai les déposer en bureau.

Je remercie tout de même pour sa patience la personne qui a vu son envoi du livre retardé à cause de ces désagréments. J’espère que le voleur aura au moins l’obligeance de mettre une bonne note sur Babelio.


Comme quoi, le monde du e-commerce n’est pas aussi facile que les vendeurs de solutions dédiées veulent le faire croire ! Une expérience intéressante qui me permettra d’être mieux préparé pour les prochaines ventes.